FIGHTING IS OVER.

▌FIGHTING IS OVER.

# Posté le lundi 16 février 2009 06:38

CUEILLEZ DÈS AUJOURD'HUI LES ROSES DE LA VIE... C'EST CA X).

▌CUEILLEZ DÈS AUJOURD'HUI LES ROSES DE LA VIE... C'EST CA X).
Apeurée à cause de cet avenir que l'on sait limité, angoissée par l'importance de chaque instant présent, inquiète de cette existence temporelle, je transforme la vie encore insouciante de notre devenir en une énigme rudement épineuse. Car une vie pleinement vécue serait celle qui ne s'est fabriquée aucun regret, ou le moins possible. C'est comme un défi irréalisable, lorsque je vois que mes pensées séjournent sans cesse dans mes souvenirs. Et quand j'écoute parler ces gens qui ne toucheront jamais du doigt leurs rêves les plus chers, qui ont compris que notre passage n'a aucune raison, et peut-être même aucun but, alors je réalise que c'est seulement l'espoir qui nous mène d'un bout à l'autre. Admirables sont ceux capables de sourire à la mort ; égarés ceux qui appréhendent ce moment sinistre. Dans cette préoccupation morbide, la vie prend son sens le plus tragique et hisse son drapeau noir. Dessus est inscrit cette question existencielle, « A quoi bon vivre ? ».

« La vie, même quand tu la nies, même quand tu la négliges,
même quand tu refuses de l'admettre, est plus forte que toi.
plus forte que tout. »

Anna Gavalda, Je l'aimais.

# Posté le dimanche 19 octobre 2008 03:49

Modifié le dimanche 19 octobre 2008 12:04

DÉSERT, DÉSERTÉ & DÉSERTEURS.

▌DÉSERT, DÉSERTÉ & DÉSERTEURS.
Moi, j'idéalise. La vie, les gens, mes relations.
En fait, je me méprends entièrement sur ces choses.
La réussite ne sera jamais seulement réussite ; l'espoir déclinera à chaque retour à la réalité.
Les gens se méfieront encore des autres ; la sociabilité deviendra durement hypocrite.
L'Unique personne faite pour nous n'existe pas ; le compagnon précieux de solitude non plus.
Pourtant, j'idéalise toujours. La vie, les gens, mes relations.
A tel point que je ne serai jamais celle qu'il vous faut.

# Posté le mardi 07 octobre 2008 13:29

Modifié le mercredi 15 octobre 2008 14:45

IL PLEURE DANS MON COEUR, COMME IL PLEUT SUR LA VILLE.

▌IL PLEURE DANS MON COEUR, COMME IL PLEUT SUR LA VILLE.
Comme le diable posé sur mon épaule, l'Adolescence me chuchote incessamment que je perds mon temps. Qu'il prend ses jambes à son cou et qu'il file à toute vitesse pour mieux m'échapper. Que peu de personnes savent en faire bon usage, et que les autres deviennent sujets aux regrets. Que le compte à rebours a commencé depuis ma naissance. Qu'il s'arrêtera un jour, mais qu'entre-temps je ne bénéficie d'aucune pause. Qu'il faut alors profiter de la jeunesse éphémère avant que les vraies responsabilités ne creusent mes rides. Qu'il est trompeur, qu'il joue sur une impression d'infini mais que sa fin arrive plus rapidement qu'on ne l'imaginait. Que je dois m'éveiller désormais, et sortir de cette langueur interminable.
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Car je vis de mélancolie & je ne sais faire autrement.

« il faut être toujours ivre. tout est là : c'est l'unique question. pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. mais de quoi ? de vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. mais enivrez-vous. »

Charles Beaudelaire, Le spleen de Paris.

# Posté le samedi 04 octobre 2008 07:10

Modifié le mardi 07 octobre 2008 13:09

DANGEREUSE INTROVERSION.

▌DANGEREUSE INTROVERSION.
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Peut-être vaut-il mieux capituler face à tes désirs, plutôt que de combattre sans fin et sans armes. Je t'abandonne mon esprit simpliste, trop apathique pour continuer à se défendre. Où trouverai-je l'intérêt d'une suite hostile, quand déjà, par tes scrupuleuses stratégies d'éloignement qui font ma faiblesse, je me sens balancée du côté des vaincus, des perdants ? Je préfère m'accomoder à ta présence, si tant est qu'elle me désole. A ce jour, maîtresse d'un empire que je t'offre sans limite, je n'en implore pas moins ton indulgence. Mon amie, face à cette soumission volontaire, n'abuse pas pour autant de tes pouvoirs acquis. Ne me plonge pas dans les tourments de la nuit noire quand mes pensées osent se réjouir des joies passées. Et parce que depuis toujours ta grossière ambition pour mon âme fragile n'a mené qu'aux conflits et au désespoir, je te prie de calmer toi-même ce trouble dont tu es cause. Par ce pacte de paix, soit bonne et purificatrice pour cette fille qui livre son temps inoccupé à tes jugements amèrs. Jusqu'où irons-nous, vers quels chemins reculés me conduiras-tu encore ? A quels projets estivaux dois-je m'attendre, et des quels dois-je déjà me plaindre ? Ma précieuse Solitude, promets-moi juste un peu de quiétude, et un peu moins d'égoïsme.

# Posté le vendredi 04 juillet 2008 04:08

Modifié le samedi 04 octobre 2008 12:35